Un attentat islamiste sur son sol, un seul, aura suffi au gouvernement autrichien pour lancer immédiatement un plan de combat contre le terrorisme et le terreau politico-religieux dans lequel il se forme.
Outre la simplification des modalitĂ©s pour fermer des mosquĂ©es, retirer les aides sociales ou le permis de conduire des individus suspects d’islamisme radical, ce plan va mettre en place la possibilitĂ© d’une dĂ©tention prĂ©ventive pour les djihadistes identifiĂ©s. Les dĂ©chĂ©ances de nationalitĂ© seront facilitĂ©es pour les binationaux.
Mais, surtout, le gouvernement autrichien en dĂ©cidant de crĂ©er le dĂ©lit pĂ©nal « d’islam politique » porte le fer au cƓur mĂȘme de la nĂ©buleuse islamiste. En lançant cette semaine, soixante perquisitions de cibles en lien avec le Hamas ou les FrĂšres musulmans, l’Autriche n’a pas la main qui tremble.
Quel contraste avec notre pays ! VoilĂ  dĂ©jĂ  40 jours, Emmanuel Macron prĂ©sentait en grandes pompes mĂ©diatiques un projet de loi contre le « sĂ©paratisme ». Une semaine plus tard, exit le « sĂ©paratisme », place Ă  une loi visant Ă  « renforcer la laĂŻcité ». Recul sĂ©mantique. Reddition intellectuelle. Qui peut croire qu’une Ă©niĂšme charte de la laĂŻcitĂ© sera efficace ?
Au lendemain de la mort de Samuel Paty, GĂ©rald Darmanin, avait annoncĂ© 231 expulsions de « radicalisĂ©s ». A cette heure, on est loin d’avoir atteint cet objectif. Un objectif qui ne reprĂ©sente d’ailleurs que 5% des Ă©trangers fichĂ©s en France pour radicalisme ! C’est dire combien il s’agissait d’une annonce purement mĂ©diatique au lendemain d’un monstrueux attentat.
L’Autriche appartient Ă  l’Union europĂ©enne et subit donc les mĂȘmes contraintes juridiques supranationales que la France. Pourquoi ce qui est dĂ©cidĂ© Ă  Vienne ne pourrait l’ĂȘtre Ă  Paris ? La diffĂ©rence tient en deux mots : courage et volontĂ©.